Fabian Stech

26 juillet 2007

2.

Classé dans : Esquisses — Fabian Stech @ 19:27

« Si tacuisses philosophos mansisses »

Boethius écrit son livre “Consolation de la philosophie” en prison. Son jugement pour trahison contre Théodoric le Grand va avoir lieu à Rome en son absence, alors qu’il est emprisonné à Pavie ou il sera exécuté en 525.

C’est dans cette situation que la philosophie vient chasser les muses du lit de Boethius et commence de parler avec lui. C’est dans la deuxième partie du livre en discutant du bonheur et de la gloire que la philosophie lui dit qu’il a gôuté à la gloire parce que ses deux fils sont devenus en même temps consuls. Mais la gloire reste par rapport à l´éternité toujours limitée et elle cherche toujours l’avis des autres. Pour rendre cette hypothèse plus plausible la philosophie raconte l’histoire d’un homme qui se faisait appeler philosophe. Quelqu’un attaque ce soit disant philosophe avec l’argument qu’on en jugera s’ il ne se défend pas et subit l’attaque avec indifférence. Le faux philosophe attend un moment et réplique triomphant : tu vois que je suis philosophe ! “Je croirais que tu l’es », dit le railleur, ” si tu avais su te taire.”

De cette situation assez compliquée découle la citation en latin : « Si tacuisses philosophos mensisses ». Un philosophe ne doit pas s’occuper de l’avis des autres. Centré dans sa vérité il reste imperturbable et son action n’est jamais ostentatoire, c’est-à-dire faite pour montrer quelque chose aux autres. Boethius se réfère ici aussi bien à la philosophie stoïcienne d’Epictète qu’à sa propre religion catholique. Implicitement il évoque aussi la méthode de Socrate et sa maïeutique qui consiste à faire accoucher d’une vérité, dans le dialogue avec l’autre, sans intervenir d’une manière directe. C’est le partenaire dans le dialogue qui trouve sa propre solution au problème posé. Boethius évoque Socrate implicitement dans sa dernière réplique, là où il reproche à l’homme qui s’appelle soi-même philosophe, notamment sa manière de s’auto déclarer philosophe.

La citation latine qui fait l’éloge du silence et qui existe sous différentes formes dans beaucoup de langues n’apparait pas tel quel dans le texte de la « Consolation de la philosophie ». Pourtant c’est avec elle que ce blog est ouvert.


23 juillet 2007

1.

Classé dans : Esquisses — Fabian Stech @ 18:47

Si tacuisses, philosophos mansisses!

Boèce, Consolation de la philosophie

The way of the dragon

Classé dans : Art — Fabian Stech @ 18:04

Yan Pei-Ming

The Way of the Dragon

Livre en allemand et en anglais sur l’artiste Yan Pei-Ming, né en 1960 à Shanghai. Avec un interview de Rolf Lauter et avec l’essai “The big sleep” de Fabian Stech.
25 x 29,5 cm
128 pages

83 photographies couleurs

allemand/anglais

ISBN 978-3-936636-57-4
32 Euro
2005

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